OWNI http://owni.fr News, Augmented Tue, 17 Sep 2013 12:04:49 +0000 http://wordpress.org/?v=2.9.2 fr hourly 1 Aliens au cinéma: le vrai d’UFO http://owni.fr/2011/08/04/super8-aliens-ovnis-culture-populaire-soucoupe-ufo/ http://owni.fr/2011/08/04/super8-aliens-ovnis-culture-populaire-soucoupe-ufo/#comments Thu, 04 Aug 2011 15:17:48 +0000 pierre lagrange http://owni.fr/?p=75392 Aujourd’hui (3 août 2011), sort sur les écrans, Super 8, du réalisateur américain J.J. Abrams (Lost, Star Trek etc). Le sujet rapidement : dans une petite ville américaine, en 1979, des adolescents passionnés de cinéma s’improvisent réalisateurs et acteurs pour tourner leur film d’horreur (qu’ils veulent présenter à un festival). Alors qu’ils tournent une scène de nuit en utilisant la gare voisine comme décor, ils assistent au déraillement, particulièrement spectaculaire, d’un train de marchandises. Mais s’agit-il d’un accident ?

Rapidement, le spectateur comprend que quelque chose se trouvait dans ce train. Quelque chose dont personne ne doit apprendre l’existence et qui attire dans le village une armada de militaires, pendant que des événements étranges et inquiétants se succèdent: phénomènes étranges, disparitions inexpliquées de personnes.

Cliquer ici pour voir la vidéo.

Révisez vos classiques!

Il serait dommage de dévoiler l’intrigue de ce film, très réussi à mon sens, pour ceux qui iront le voir. Disons qu’il est une remarquable évocation de la « mythologie soucoupique » et de l’univers du cinéma populaire américain de la fin des années 1970.

Évidemment, si vous ne maîtrisez pas bien vos classiques, vous risquez de manquer une partie de ce qui fait le charme de cette œuvre. Super 8 fait toute une série de clins d’œils aux films qui ont rendu son producteur, Steven Spielberg, célèbre, et notamment à Rencontres du 3e type (Close Encounters of the Third Kind, 1977) et ET (1982). Le groupe d’enfants engagés dans une partie de cache-cache avec les militaires est un écho à certaines scènes culte de ce dernier. L’opération de désinformation évoquant la dispersion accidentelle de matières dangereuses prétendument transportées par le train qui permet d’évacuer la population est un clin d’œil à Rencontres du 3e type.

Surtout, le film s’appuie sur un contexte précis. Évidemment, il est possible de l’apprécier sans maîtriser ce contexte, mais plus vous le connaissez, plus vous en profiterez. Super 8 emprunte à la « mythologie » de Roswell, de la Zone 51 et des conspirations pour cacher la vérité sur les ovnis. On constate qu’aujourd’hui, ce contexte est tellement bien partagé par la majorité d’entre nous qu’il peut servir de toile de fond à un film sans nécessiter au préalable d’explication particulière. Le même film n’aurait pas pu être tourné il y a vingt ans. On constate d’ailleurs qu’entre les films de l’âge d’or, comme La Chose d’un autre monde (The Thing, 1951), Le jour où la Terre s’arrêta (The Day the Earth Stood Still, 1951), Planète interdite (Forbidden Planet, 1956) et les films d’ovnis sortis ces dernières années, il y a souvent un fossé. On a souvent dit que les soucoupes des films des années 1950 et 1960 étaient inspirées par le contexte de la guerre froide.

Aujourd’hui, les films de soucoupes volantes s’inspirent des théories lancées par les ufologues (de UFO, Unidentified Flying Object, ovni en américain) sur des complots autour de soucoupes écrasées et récupérées en grand secret par l’armée américaine.

Quand Spielberg popularisait les soucoupes

Quand sommes-nous passés d’un registre à l’autre ? Un film incarne ce passage : Rencontres du 3e type, sorti en 1977. Le premier film qui ne s’inspire plus des films de soucoupes des années 1950 mais qui puise ses sources dans la « sub-culture » ufologique, la culture alors très marginale des amateurs d’ovnis. Steven Spielberg a écrit son scénario avec sur sa table de travail quelques ouvrages classiques, et notamment — ce que personne n’avait relevé jusqu’ici faute de connaître la culture ufologique aussi bien que la culture cinématographique, deux univers populaires qui s’ignorent — le livre de l’astronome américain et ex-conseiller de l’air force J. Allen Hynek, The UFO Experience : A Scientific Inquiry (1972, Hynek deviendra d’ailleurs le consultant du film et fera une apparition à la fin, parmi les savants réunis sur la “face cachée de la lune”). Les histoires mises en scène dans Rencontres sont inspirées des grands faits divers du milieu des années 1960 impliquant des ovnis. Notamment la poursuite d’objets lumineux par des voitures de police, qui transpose à l’écran une histoire tout à fait réelle [en], celle du policier américain Dale Spaur. Après son observation, sa vie bascule comme bascule la vie de Roy Neary dans le film. Il perd son travail, sa femme le quitte. Avec Rencontres du 3e type, Steven Spielberg est le premier à extraire l’ufologie de sa marginalité culturelle. Et avec quelle maestria!

Mais, malgré son impact formidable à l’époque, Rencontres du 3e type ne va pas demeurer dans la mémoire collective. Pas autant que des films comme Star Wars par exemple, qui s’inspirent d’une conception beaucoup plus « classique » de la science-fiction : le “space-opéra”, né dans les pulps des années 1920. Il faut dire que Rencontres n’a pas eu de suite (l’Édition spéciale sortie en 1980 ne peut réellement être considérée comme une suite, tout au plus une tentative des studios pour capitaliser sur le succès du film en proposant quelques images inédites qui, à l’exception de la scène de la découverte du Cargo dans le désert de Mongolie, altèrent la qualité de l’œuvre).

Pourtant, aujourd’hui, les thèmes mis en scène dans Rencontres du 3e type en 1977 — manipulation orchestrée par l’armée, problèmes rencontrés par les témoins, caractéristiques des phénomènes, pannes de courant, calages de véhicules, etc — nous sont désormais familiers. De quand date cette familiarité, notamment avec la théorie de la “conspiration pour étouffer la vérité sur l’affaire de Roswell” ? Peut-on seulement la dater ? C’est possible et même de façon très précise : c’est au cours de l’été 1995 que l’affaire de Roswell et l’histoire des secrets américains sont devenus des éléments de notre culture générale.

La théorie du complot

Rappelez-vous : à l’été 1994, la première saison de la série télévisée X-Files, avec les inoubliables Fox Muler et Dana Scully, est diffusée sur M6. Mais à l’époque, la série ne passionne pas le public français. Et le nom de Roswell évoqué par les deux enquêteurs du FBI ne leur rappelle rien. Ce nom est tellement peu connu que même les traducteurs de la série s’y perdent. Dans un épisode, ils commettent une erreur en traduisant des lignes de dialogue de Fox Mulder. Les traducteurs croient que l’enquêteur du FBI parle d’une personne qui s’appelle Roswell, et non d’une ville du Nouveau-Mexique où une soucoupe se serait écrasée en 1947. Conséquence : une erreur de traduction qui passe inaperçue, des téléspectateurs sauf des quelques spécialistes qui regardent — et apprécient déjà !— la série. Pourtant, la première saison passe relativement inaperçue.

Aux États-Unis, la série connaît déjà un grand succès. En effet, la culture ufologique y est plus largement diffusée. Depuis le début des années 1950, grâce à un auteur nommé Frank Scully (rien à voir avec Dana Scully), de nombreuses rumeurs de crashs de soucoupes volantes ont circulé. Outre le film Rencontres du 3e type, l’auteur à succès Charles Berlitz, connu pour ses best-sellers sur le Triangle des Bermudes, publie en 1980 un livre, The Roswell Incident, le premier qui dévoile l’histoire d’un crash de soucoupe dans les environs de Roswell. Le livre est un best-seller. Également et surtout, en 1994, au moment où X-Files commence à être diffusé, le Congrès américain s’intéresse à cette histoire sous la pression des contribuables de l’État du Nouveau-Mexique et de son Sénateur, Steven Schiff. L’US Air Force est sommée de s’expliquer sur ce qu’elle aurait pu cacher. Elle rend public un volumineux rapport rempli de copies d’archives autrefois secrètes. Oui, quelque chose est bien tombé à Roswell. Oui, la chose était secrète et l’armée a caché la vérité. Non il ne s’agissait pas d’une soucoupe, mais de ballons équipés d’appareils destinés à espionner les Soviétiques et leurs progrès dans le domaine atomique. Une partie de l’opinion pense que l’armée continue à cacher quelque chose.

En France, où tout cela est peu connu (la simple idée que notre Assemblé Nationale puisse exiger de l’armée de l’air la vérité sur les ovnis nous paraît un scénario de série B), X-Files ne connaîtra le succès qu’au moment de la diffusion de la deuxième saison en 1995. Mais quel succès! Un véritable phénomène de société! Pourquoi ? Que s’est-il passé dans l’intervalle qui a familiarisé le public français avec les thèmes de la série ?

Ce qui a permis de populariser la série X-Files, c’est la diffusion, par un producteur anglais, auprès des grandes chaînes de télévision, d’une mystérieuse vidéo montrant l’autopsie d’un prétendu ET tombé à Roswell. Diffusé en France par TF1, cette vidéo d’autopsie provoque une controverse nationale en France au cours de l’été. Les Guignols s’emparent même de l’histoire et mettent le pauvre ET autopsié à toutes les sauces.

Cliquer ici pour voir la vidéo.

Les articles et débats télé et radio se multiplient au cours de l’été. Tant et si bien, qu’à la rentrée 1995, plus personne n’ignore plus le nom de Roswell. Tout le monde sait désormais qu’en 1947 une soucoupe s’est écrasée avec ses pilotes, que l’engin et ses « Martiens » ont été récupérés par l’armée américaine qui a caché le tout dans une base secrète. Le nom de la Zone 51 (Area 51), une base militaire secrète localisée dans le Nevada, où seraient cachés soucoupes et pilotes se diffuse peu à peu (remplaçant l’ancien Hangar 18 de la base de Wright-Patterson, célèbre dans les années 1970, mais aujourd’hui bien oublié).

Pendant plusieurs années, grâce à son succès phénoménal, la série X-Files va populariser la thématique des crashs de soucoupes volantes et des secrets militaires sur les ovnis.

Ovnis au quotidien

Aujourd’hui, ces thèmes font partie de notre culture commune. Dans les années 1970, à l’époque où la télévision était étroitement contrôlée par l’État, il y avait très clairement une culture officielle (« les soucoupes n’existent pas et sont une croyance populaire », pour en parler à la télé, on invitait un psychiatre et un astronome sceptique) et une sous-culture marginale (celle des passionnés d’ovnis, regroupés en associations loi 1901, éditeurs de petits bulletins ronéotés introuvables). Aujourd’hui, avec la multiplication des chaînes privées et des sources d’information sur Internet, nous assistons à la coexistence de plusieurs cultures : nous sommes tous un peu amateurs de complots et la façon dont l’actualité est présentée par les grands médias emprunte beaucoup aux codes de ce qui était autrefois une culture marginale. Regardez les actualités, elles regorgent de révélations sur des conspirations. Impossible d’évoquer l’actualité politique ou la finance internationale sans évoquer les complots que les banques et les grands trusts industriels, pétroliers ou de l’agro-alimentaires, mettent en place pour étendre leur pouvoir.

Dans un tel contexte, et après les bouleversements opérés sur nos cadres de pensée après les attentats du 11 septembre, où la réalité et la fiction se sont brutalement télescopées, la « croyance aux ovnis » est de moins en moins vécue comme une culture marginale. Entre les années 1970 et aujourd’hui, nous sommes passés d’une hiérarchie stricte entre les « savoirs » et les « croyances » à une cohabitation des cultures.

Super 8 n’est pas comparable à Rencontres du 3e type ni à ET, mais c’est un vrai bon film populaire. Les amateurs du genre ne seront pas déçus. Ceux qui avaient alors l’âge des héros du film se souviendront des histoires de soucoupes ou de zombies qu’ils écrivaient à la fin des années 1970 sur leurs cahiers d’écoliers, et finissaient parfois par tourner à l’aide de la caméra super 8 empruntée à leurs parents.

Billet initialement publié sous le titre “Super 8” sur le site Culture Visuelle

Illustrations: Flickr CC PaternitéPas de modification Markusram / capture d’écran de la Une du Parisien du 4 août 2011

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Sont-ce, vraiment, encore des enfants?! http://owni.fr/2010/12/31/sont-ce-vraiment-encore-des-enfants/ http://owni.fr/2010/12/31/sont-ce-vraiment-encore-des-enfants/#comments Fri, 31 Dec 2010 17:11:19 +0000 Nicolas Voisin http://owni.fr/?p=40744 1,5 million. C’est ce que nous investissons, a minima, en 2011.
Comment ? Où ? Les plans de vol sont visibles sur les murs de la soucoupe – passez /-)

Mois après mois, nous égrainerons ici les innovations, mise en œuvre en “Meta-rédaction” (avec des partenaires), sur des “supports” aussi différents que possible et dans un langage universel, pétri à la fois de HTML5 et de Creative Commons. OWNI grandit, pour gagner en autonomie, en force d’innovation, pour porter plus haut les voix dont nous prenons soin et pour les embaucher, les associer, les voir grandir aussi, ceux-là dont l’information est l’ADN et dont les profils et les compétences sont si variés.

Grandir pour augmenter le soin apporté à tenter de faire mieux.

1,5 million. C’est également le montant de la levée de fonds que nous avons initiée le 9 décembre dernier (pour 15% du capital de la société) afin de rassembler ceux des acteurs de notre écosystème que notre précédente ouverture de capital n’a pas déjà rassemblés dans ce laboratoire à ciel ouvert. Décollage au Printemps. Montez à bord /-)

1,5 million, c’est aussi et surtout le nombre d’entre-vous qui sont passés ici en décembre. Beaucoup plus si l’on compte les autres branches de ‘l’arbre owni.fr‘ (les applications, toutes les applications réalisent déjà plus de trafic que le site et font des Etats-Unis ou de l’Allemagne nos premiers pourvoyeurs d’audience ce mois-ci – sans contenu en allemand :).

2011 verra la Soucoupe prendre son envol (les tests de préchauffage des réacteurs réalisés ces 3 derniers mois semblent avoir été concluants :) et ceci avec en tête 2 ancres pour le développement d’OWNI, 2 marqueurs indélébiles, aujourd’hui en Europe, demain également aux États-Unis :

- Global HTML & Global WebApp : tout OWNI numérique (API) dans le même langage, universel, ouvert, global + tout OWNI (V3 ;) conçu en ‘expérience Web App’ ; browsers, mobiles, tablettes et TV inclus (RIP AppelStore & autres ‘banques’ /-)

- Global Devices & One Device Process : OWNI se déploie sur tous les supports ces 18 prochains mois : Mook (papier), Pulps (numériques), Radio, TV, Mobilité, tablettes… avec une approche éditoriale et une économie propres à chaque support.

  1. <3 2011. Nico
  2. Original #LOL, since 1984. Tom
  3. Aurélien
  4. Je joue toujours du clavier mais Dieu soit loué, j’ai lâché Méthode rose, Hanon à la perfection et autre Kids go to Mozart pour le Cat piano. Sabine
  5. Comme j’ai toujours préféré la montagne à la mer, je voulais être chasseur alpin pour pouvoir faire du ski, me rouler dans la neige et être en vacances toute l’année. Rémi
  6. Quand j’étais gosse en escapade parisienne avec mon paternel, j’étais persuadé que les panneaux «Stationnements gênants» étaient en fait des indicateurs des zones de « Stationnement géant ». A mes yeux de gamin, le petit dessin au cœur du triangle rouge ressemblait beaucoup moins à une remorque embarquant une voiture à la fourrière qu’aux longs camions de la NASA que j’avais vu en photo transportant les tronçons de Discovery vers Cap Canaveral. La preuve était donc faite : ces longues zones parking rayées le long des bâtiments officielles étaient réservées aux navettes spatiales, aux fusées et aux éventuelles véhicules extraterrestres.Bien qu’ayant réussi mon examen de Code du premier coup, je bosse 20 ans plus tard dans une soucoupe, entouré d’êtres étranges avec qui j’élabore des technologies qui bénéficieront un jour, je l’espère, au plus grand nombre. Et je ne peux pas m’empêcher de me dire que, à 7 ans, j’aurais adoré ce plan de carrière. Sylvain
  7. Plugged into #music since 1986. Valentin
  8. Tout petit déjà j’avais la tête dans le cloud et la chemise du Hipster. Développeur certes, mais avec le sourire en 140 signes, une affection sans bornes pour les Lego et l’écriture en CAPSLOCK. Pierre
  9. Ma maman croyait que j’étais sage comme une image, les pieds sur terre. En réalité, j’embarquais déjà pour l’autre dimension, l’oeil collé au viseur et la tête dans le flux.. Oph
  10. 20 ans après avoir été blond et bien au-delà de la courbe de poids recommandée sur mon carnet de santé, j’ai troqué le cabriolet et sa conduite à droite pour le manche beaucoup plus rock n’ roll d’opérateur de la Soucoupe. Et j’ai toujours pas mon permis. Olivier
  11. J’ai laissé tombé bec, casque capillaire et plumes girly pour un style raptor doux-amer. Infiltrée depuis peu dans la soucoupe, je contribue à la domination des Reptiliens dans le Multivers. Andréa
  12. Perles au cou, la petite blonde (trait qui s’est intériorisé depuis) rêve depuis les montagnes Suisse d’être une des reines des fameux et joyeux défilés du carnaval de Rio;). Lara
  13. Pffff, tout ça c’est du bullshit. Moi j’ai trouvé une soucoupe et j’m'en suis fait un chapeau ! Allez moteur, les bonnes idées faut que ça tourne. (sinon, depuis j’ai appris à siffler pour de vrai, hein). Julien
  14. Une guitare, un tshirt à (la)pois, la nature et une blondeur provocante: prédestiné à devenir une rock star, j’ai préféré m’embarquer dans un vaisseau-mère aujourd’hui peuplé de tout un tas de jeunes gens allumés. Rien n’est perdu, comme un merveilleux spécialiste des jeux de mots l’a souligné (oui, Olivier, oui): Guillaume dev(i)endra Banhart. Guillaume
  15. “When I grow up I want to be an astronaut…or maybe a writer..” Little did I know I’d end up working with a group of Frenchmen who call themselves ‘aliens’, in an office known as the flying saucer. In a sense my job can be considered a mixture of both, though the astronaut bit is mostly imaginary. Federica
  16. A cet âge la je voulais déjà rejoindre OWNI en trampoline. Mais mon Carambar était trop gros. Il a fallu attendre le p’tit oiseau de Twitter pour que je puisse arriver dans la soucoupe. Martin C.
  17. ” Mais si j’te jure M’man j’ai vu une soucoupe ! ” Marion
  18. Aecenas ut dui nec tellus malesuada ornare. Elsa
  19. De cette époque je n’ai gardé que les cheveux blonds et dru et l’air passablement réjoui. Ce que j’écoutais au casque à ce moment-là ? Qui sait… En tout cas, il paraîtrait que j’ai marmonné : “…50ter Rue de Malte, mai 2010 ? Community ed… quoi ? Pure-player ? Soucoupe ? OK, j’y serai !” Martin U.
  20. Si seulement le mac book pro pouvait tenir dans la mallette Mickey <3 Minnie, je serais le plus heureux des soucoupiens. Loic
  21. Pink Floyd, dans un baladeur stéréo qui devrait bien marcher, son nom : Sony Walkman. Mon premier contact avec un ordi : Macintosh II Ci, je crois que cette marque a beaucoup d’avenir. Mon premier logiciel : Illustrator 88… je sens que je vais le garder. La révélation : puni sans cesse à l’école pour cause de gribouillis sur les tables…que je signais ;-) Loguy
  22. Louloute
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“Battle : Los Angeles”, les ovnis attaquent ! http://owni.fr/2010/12/13/battle-los-angeles-les-ovnis-attaquent/ http://owni.fr/2010/12/13/battle-los-angeles-les-ovnis-attaquent/#comments Mon, 13 Dec 2010 10:55:00 +0000 Alexis Hyaumet http://owni.fr/?p=38948

Battle: Los Angeles, l’un des films de science-fiction les plus attendus de l’année prochaine, a révélé sa première véritable bande-annonce hier sur le Net. Réalisé par Jonathan Liebesman, le film dépeint la résistance armée face à une attaque extra-terrestre de grande ampleur.Les images impressionnantes de ce futur blockbuster révèlent des indices visuels très particuliers et montrent aussi que le long métrage partage un fond commun avec ses pairs contemporains, et au-delà même du genre SF.

Cliquer ici pour voir la vidéo.

Ce qui nous frappe au premier abord, c’est cette ce tournage caméra à l’épaule, plongeant le spectateur au cœur de la bataille. A l’opposé des grandes envolées en 3D de l’Avatar de James Cameron, Battle: Los Angeles préfère cet aspect “documentaire” que l’on retrouve dans Cloverfield (un monstre géant dans le rues de New York filmé depuis une caméra vidéo amateur) et District 9 (un reportage à Johannesburg sur le transfert d’extra-terrestres d’un camp de réfugiés vers un autre). Tout comme celui de Jonathan Liebesman, ces films de Matt Reeves et de Neill Blomkamp sont leurs premières expériences d’un cinéma à gros budget, à effets spéciaux. Ces derniers ont cependant favorisés l’image vidéo bousculée et malmenée à la majesté d’un plan d’ensemble en Cinémascope ou à la fluidité d’une steadycam pour raconter ces histoires bigger than life en les filmant à hauteur d’homme, comme s’il fallait les ancrer encore plus profondément dans un réel visuel avec ces images artificielles dignes d’un reporter de guerre. Dans le même genre, les prochains Monsters et Skyline, où des extra-terrestres s’en prennent aussi à Los Angeles, ont choisis une approche esthétique du même ordre.

Les images ci-dessus sont issues de la première galerie d’affiches promotionnelles de Battle: Los Angeles que l’on retrouve au début de la bande-annonce sous forme de diapositives. Ces quatre clichés en noir et blanc sont formellement tirés de cet imaginaire visuel du folklore des photographies d’OVNI, et nous sont avancés comme des signes avant-coureurs du drame qui va se jouer dans le long métrage. Plus que d’intégrer la science-fiction par les codes du cinéma direct au présent, le film de Jonathan Liebesman inscrit aussi le récit dans un passé bien défini.

De plus, en opposition à la technologie numérique qui se charge de la captation du présent, le caractère analogique de ces “preuves” rappelle celui du titre du prochain film de J.J. Abrams, autre nouvelle figure incontournable de la science-fiction hollywoodienne (réalisateur du dernier Star Trek et producteur de Cloverfield). Super 8 présentait d’ailleurs à la fin de sa bande-annonce un objectif de caméra (ci-dessus à droite), depuis laquelle d’autres “preuves” semblables ont pu être enregistrées sur un support physique analogique potentiellement incontestable.

Ci-dessus, ce plan est l’un des plus intéressants, car tourné en lumière infrarouge donnant à l’image cette teinte verte bien spécifique. Ce type d’image bien spécifique est très rarement utilisé dans la fiction à grand spectacle. Mais lorsque l’on essaye de se remémorer d’autres exemples représentant cette “nuit verte”, on se réfère systématiquement aux dernières guerres menées par les États-Unis au Moyen Orient. Le spectre de la guerre en Irak refait ici surface avec ces militaires, vêtus d’un uniforme couleur sable, se retrouvent dépassés par ces belliqueux étrangers venus d’ailleurs. Côté décor, les ruines de Los Angeles transforment la “cité des anges” en un véritable territoire de guérilla, très similaire aux actuelles zones de combats urbains en Irak ou en Afghanistan.

En parallèle avec ce plan extrait du Jour d’après de 2004 (ci-dessus à gauche), on note aussi dans Battle: Los Angeles la forte présence d’images dérivées des médias de l’information, notamment de journaux télévisés, avec des reporters courageux en plein cœur de l’action. La télévision est d’ailleurs devenue une figure presque incontournable dans le genre de la science-fiction catastrophe, depuis laquelle les personnages civils comme militaires suivent le cours des événements au fil des minutes. Le journal télévisé et les reportages en direct, les fameux breaking news, ajoutent une valeur supplémentaire de réalisme à la fiction. Sans oublier la publicité faite pour les CNN, Fox News et autre MSNBC, on compte déjà quatre plans dans la bande-annonce contenant ce type de représentations qui partage notre quotidien.

Il serait intéressant d’approfondir le rôle du médium télévisuel dans le genre cinématographique qu’illustrera en avril prochain Battle: Los Angeles, mais la nouvelle génération de cinéastes se lançant dans la science-fiction cherche désormais à raconter ces fictions par une mise en scène forgée dans le réel et Jonathan Liebesman tentera avec son film à nous convaincre du constat qu’établit en 1950 le titre du célèbre ouvrage de Donald Keyhoe : The Flying Saucers Are Real !

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Publié sur le site Culture Visuelle sous le titre “Battle:LosAngeles”, les soucoupes volantes sont réelles !

Captures d’écran de la bande annonce du film Battle:Los Angeles

Crédits photo sous licence CC par cypherone – TaiwanPaternitéPas d'utilisation commercialePartage selon les Conditions Initiales

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Les clips de la soucoupe http://owni.fr/2010/10/31/les-clips-de-la-soucoupe/ http://owni.fr/2010/10/31/les-clips-de-la-soucoupe/#comments Sun, 31 Oct 2010 19:00:14 +0000 Valentin Squirelo http://owni.fr/?p=27304 On vous parle tous les jours de l’industrie musicale, de stratégie, de creative commons ou de business model, … Mais OWNImusic c’est avant tout une équipe de passionnés, le casque rivé aux oreilles à longueur de journée, toujours à la recherche de nouveaux sons.

OWNImusic est également un média évoluant dans l’écosystème OWNI, où travaillent des développeurs, des journalistes et des graphistes qui inventent chaque jour de nouvelles façons de valoriser les contenus numériques.

Voici donc quelques uns des clips et vidéos que l’on aime au sein de la team music, mais aussi ceux d’autres activistes de la soucoupe OWNI, doux surnom de nos bureaux basés à Paris – République.

Loïc @itspop

Janelle Monae – Cold War (extrait de The Archandroid)

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Pafois la simplicité fait des miracles. Janelle Monae l’a bien compris en proposant un clip dépouillé à l’extrême pour son single Cold War. Par l’intensité de ses expressions, elle arrive à rendre ces 3 minutes et 44 secondes fascinantes. Ironiquement, cette vidéo est un délicieux contrepoint au style exubérant de l’artiste sur scène, une véritable show woman dotée d’une classe peu commune. Très clairement les années à venir s’annoncent bien pour elle.

Lara @larachacha

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Armand Van Helden quand il tease, il sait faire marcher son réseau. Santigold, Questlove, Vampire Weekend’s, DJ Premier, Ryan Lesli, Chromeo, Ezra Koenig, Diplo, Pharrell Williams, Kanye and others! Quelle autre ville au monde permettrai un tel casting… #NYC #Mainstream

Valentin @squirelo

Nick Javas – “Not a game” – prod by Dj Premier

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Une prod Dj Premier, c’est un son reconnaissable entre tous dès la première écoute, toujours aussi étonnant de simplicité, mais tellement efficace. Un loop, quelques variations subtiles, et rien de plus. Nouveau protégé du père de la prod hip-hop, Nick Javas fait partie de ces MCs, encore confidentiels, mais dont le flow et l’entourage vous pousse inévitablement à surveiller de près le moindre nouveau son diffusé.

Nicolas @nicolasvoisin

Keny Arkana – La rage du peuple

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Parce qu’elle est activiste avant d’être artiste, parce qu’elle est intellectuelle avant d’être activiste, parce que sa discrétion n’a d’égale que son talent. Parce qu’internet est l’espace temps de la mémoire.

Federica @federicacocco

The Cinematic Orchestra – All Things to All Men

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I chose this video  first of all because the song is mesmerizingly beautiful. The unlikely yet genius collaboration between Roots Manuva – an amazing lyricist – and the spine-tingling music of The Cinematic Orchstra is so genius I can only compare it to the combination of saffron and risotto! The video initially has a post-apocalyptic feel but then shifts to scenes of brutally ordinary life. There’s a great contrast between the sublimeness of the music and the raw nature of an ordinary day which is ultimately epitomised in the lyrics: “how many years before we practice what we preach?”

Rémi@remiforall

Jónsi – Kolniður, vidéo de Sean Stiegemeier

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Tom @tom_plays

Mr Sandman dans toutes ses déclinaisons, dont une sortie pour l’occasion d’halloween et dénichée sur Vimeo

Cliquer ici pour voir la vidéo.


ou moins récent par The Puppini Sisters sur youtube

Jean Marc @manhack

Cliquer ici pour voir la vidéo.

@Leguillaume Ledit

Cliquer ici pour voir la vidéo.

Parce qu’un clip n’est pas uniquement fait pour accompagner un morceau, mais peut aussi constituer un objet à part entière. Madder Red, morceau des new-yorkais de Yeasayer, évoque les difficultés à envisager le couple, l’autre, et à se sentir à la hauteur. Le clip montre la stéréotypée Kristen Bell accompagnant une immonde créature aimée vers une mort certaine, interrogeant notre rapport à la mort, à la beauté… Le tout, même pris au second degré,  laisse une impression dérangeante. Pas mal, en 4 minutes et 18 secondes.

CC flickr : brianjmatis

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Opération soucoupe: sociologie du journalisme d’été http://owni.fr/2010/08/13/operation-soucoupe-sociologie-du-journalisme-dete/ http://owni.fr/2010/08/13/operation-soucoupe-sociologie-du-journalisme-dete/#comments Fri, 13 Aug 2010 09:36:20 +0000 André Gunthert http://owni.fr/?p=24588 La saison change-t-elle la nature du travail journalistique ? Le sérieux de l’information est-il fonction de l’ensoleillement ? Parmi les sujets qu’un journaliste dédaigne l’hiver et redécouvre l’été, les soucoupes volantes occupent une place de choix. Début août, ça n’a pas manqué, de TF1 au Monde en passant par Rue89, la presse nous a rapporté un scoop d’ampleur, issu d’archives nouvellement divulguées par les archives nationales anglaises: un équipage de la Royal Air Force aurait aperçu un OVNI pendant la guerre, témoignage si inquiétant que Churchill en personne aurait décidé de le mettre au secret pendant cinquante ans pour éviter la panique.

Pour quiconque a quelques notions d’ufologie, un tel récit est à mourir de rire. « Aujourd’hui, on parle de soucoupes comme si tout le monde s’entendait sur ce dont il s’agit, explique Pierre Lagrange. Pour nous, s’ils existent, les ovnis viennent d’autres mondes : après 50 ans de controverse dans la presse et la télévision, de films décrivant des invasions “extraterrestres” et quelques centaines d’ouvrages d’experts, l’identité des soucoupes est fixée » (La Rumeur de Roswell, La Découverte, 1996, p. 25).

Tel n’est évidemment pas le cas au début des années 1940, au moment où est censé avoir eu lieu la rencontre, en pleine deuxième guerre mondiale. La notion même de “soucoupe volante” n’existe pas avant l’été 1947, date de publication du premier témoignage par la presse américaine, celui de Kenneth Arnold. A ce moment, au début de la guerre froide, on ne pense pas encore aux extraterrestres pour expliquer ces phénomènes, mais plutôt à des armes secrètes américaines ou soviétiques. Ce n’est qu’à partir de 1950, avec les ouvrages de Daniel Keyhoe (Flying Saucers are real) ou de Frank Scully (Behind the Flying Saucers), puis avec le film The Day the Earth stood still (Robert Wise, 1951) que l’idée s’impose de la présence de mystérieux visiteurs extraterrestres.

Cliquer ici pour voir la vidéo.

Les aviateurs anglais, qui voient des V1 puis des V2 tout ce qu’il y a de plus terrestres sillonner le ciel, ont assez peu de raisons jusqu’en 1945 de s’inquiéter d’ennemis intergalactiques, de même que Churchill ou la population britannique, qui ont d’autres chats à fouetter. Si la thématique du secret militaire deviendra un ingrédient indispensable du récit soucoupique des années 1950, imaginer que le principal chef de guerre contre les forces de l’Axe ait pu être effrayé par une hypothétique menace martienne est du meilleur burlesque.

Lorsque l’on vérifie sur quoi repose le fameux scoop (dossier DEFE 24/2013/1, p. 273-285, voir extrait en ligne), on ne trouve qu’un témoignage indirect, par un individu qui affirme en 1999 que son grand-père (décédé en 1973), ex-garde du corps de Churchill, a révélé le secret à sa fille lorsqu’elle avait 9 ans, et que celle-ci vient de le lui transmettre après avoir vu une émission de télévision sur les ovnis, sans pouvoir dater précisément l’événement ni décrire l’objet vu par les aviateurs. Comme de juste, il n’existe aucun document permettant de confirmer la vision supposée de l’ovni pas plus que l’opinion présumée du premier ministre. S’il n’y a rien de plus solide dans les dossiers mis en ligne par les archives nationales (période 1995-2003), les sceptiques peuvent dormir sur leurs deux oreilles.

Il aura donc suffi donc d’un témoignage unique, de seconde main, non confirmé, anonyme, invérifiable, rapportant de manière visiblement anachronique et déformée un souvenir vieux d’un demi-siècle – en termes polis du pipi de chat, sans la moindre valeur dans n’importe quel autre contexte – pour titrer: “Churchill aurait imposé le secret sur une apparition d’ovni” (AFP – merci le conditionnel!). Quelle importance? C’est l’été. Personne ne croit plus aux soucoupes volantes, qui ne sont qu’un thème léger destiné à agrémenter les vacances, cinq minutes bienvenues pour détendre l’atmosphère alourdie par l’adhésion déclarée du chef de l’Etat au programme du Front national, et qui seront oubliées demain. Du pur divertissement, sans autre conséquence que de me flanquer la nausée.

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Billet originellement publié sur Totem, un blog de Culture Visuelle.

Crédits Photo CC Flickr : Eek.

Culture visuelle est un site développé par 22mars, société éditrice d’OWNI.

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L’économie précède le média. Et peut lui succéder http://owni.fr/2010/06/30/leconomie-precede-le-media-et-peut-lui-succeder/ http://owni.fr/2010/06/30/leconomie-precede-le-media-et-peut-lui-succeder/#comments Wed, 30 Jun 2010 17:35:01 +0000 Nicolas Voisin http://owni.fr/?p=20785

Pour se financer, 22mars, éditeur d’OWNI a effectué une levée de fond pour 600 000€ en mai dernier

#fail!

C’est une anecdote, mais comme bien souvent avec les petites histoires, elles content avec clarté la grande histoire et ses méandres. Non, nous n’avons pas réalisé de levée de fond. Non. Nous avons tenté de réaliser une levée de fond. Vous admettrez qu’une telle imprécision a de quoi surprendre son geek, qui plus est contenue dans une revue professionnelle de premier plan. Nous ne la citerons pas.

Non, nous n’avons à ce jour pas réussi à convaincre des investisseurs (nous ciblions initialement des investisseurs ISF) de participer à la croissance de notre média et de son économie… Pourtant prospère !

Car oui, OWNI est “le seul média en ligne à gagner de l’argent en France (sic, un célèbre patron de presse quotidienne). C’est aussi le seul pure-player à ne pas parvenir à lever des fonds, quand Backchich en est à sa 5° levée (encore 500 000 € !) pour des pertes quotidiennes, et ceci sans citer le futur Atlantico, le précurseur Rue89, le moustachu et payant Mediapart (ou son très financé confrère Slate) : pas un n’est à l’équilibre économique, mais tous parviennent à se financer en ouvrant salve après salve leur capital… Jusqu’à avoir déjà perdu pour certains le contrôle réel de leur destinée.

Ne croyez pas que cet édito est amer, qu’il est pétri de jalousie ou encore moins qu’il se veuille donneur de leçon. Non. Ceci est une anecdote. Juste une anecdote. Le “seul média en ligne à gagner de l’argent en France” est aussi le “seul pure-player à ne pas parvenir à lever des fonds”. Chacun son métier ?!

Quitte à avoir évoqué le sujet, allons jusqu’au bout. Nous avons réalisé 234 000€ de CA l’an dernier pour une marge après financement d’OWNI de 10 000 € et réalisons cette année un flux constant de chiffre d’affaire supérieur à 40 000€/mois pour des charges qui dépassent de peu les 30 000€. OWNI est gratuit, son code en logiciel libre (Wordpress), ses contenus en Creative Commons, et nous finançons une rédaction de plus de 20 personnes au total, dev et data inclus, sans parler des piges, ceci dans un écosystème démontré : notre économie précède notre travail éditorial.

Alors, oui, nous avons des besoins de fonds de roulement qui iront croissants avec notre développement (médias thématiques, médias typologiques et nouvelles langues, nouveaux territoires) et nous cherchons toujours a effectuer une levée de fonds, de l’ordre de 300 à 600 000€ a minima, pour 20 à 30% de notre capital au maximum. Oui. Mais pas à n’importe quel prix, pas avec n’importe qui. Pas pour faire autre chose que ce que nous faisons déjà avec passion : donner à penser le meilleur de ce qui jaillit sur le web et concevoir quotidiennement des approches parmi les plus innovantes possibles d’une information enrichie, d’intérêt public et qui ne soit pas technophobe.

Du 2.0 ? Une start-up ? Non ! La petite entreprise dont nous parlons est un écosystème de médias, une société d’édition, métier dont le dictionnaire de L’Académie française de 1762 donne la définition suivante : “celui qui prend soin”. Ces mots ont un sens. Nous ne sommes pas un média composé de journalistes, de rédacteurs en chef et de chefs en sous strates, mais un éditeur de médias composé lui-même d’éditeurs, accompagnés (et légalement portés) par un directeur de publication. Nous sommes entourés de centaines de contributeurs (600, qui génèrent chez eux près de 50% des publications), adossés à de sérieuses équipes de développement, de création design et de stratèges des médias, mais nous sommes davantage une famille ou un réseau, un ensemble hétéroclite qui se complète, qu’un média stricto-sensu.

Nombre de médias – et pas seulement – vivent de services tiers, de sites plus ou moins avouables et souvent de charmes qui ont peu à voir avec leur périmètre éditorial. De la petite annonce au minitel rose en passant par les sites de jeux en ligne et j’en passe et des meilleures, l’information pour survivre n’a jamais manqué de tentatives de diversification de ses revenus, mais souvent par contre de cohérence ou de volonté d’innovation. L’information n’est pas rentable. Non. Mais elle a un coût. Pourquoi le facturer au citoyen ou s’en remettre à des annonceurs (et donc à la quête d’audience à tout prix) ?

Tenter d’imaginer une information d’intérêt public, d’intérêt général, d’intérêt pour la société, c’est se contraindre – forcément ! – à trouver les moyens de ce projet éditorial en amont de sa mise en oeuvre. Et en aval. Car un tel chemin n’est pas sans croiser de sentiers aux milles senteurs, découverts au hasard d’une haie ou d’un bouquet… Nous sommes rentables. L’indépendance est à ce prix. Nous avons le devoir de rendre pérenne ce modèle original.

L’information est un engagement.

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iPad: ce qu’en pense la soucoupe http://owni.fr/2010/05/19/ipad-ce-quen-pense-vraiment-la-soucoupe/ http://owni.fr/2010/05/19/ipad-ce-quen-pense-vraiment-la-soucoupe/#comments Wed, 19 May 2010 10:51:00 +0000 Admin http://owni.fr/?p=16015 Alors que la nouvelle tablette d’Apple sort dans les prochains jours dans l’hexagone et un peu partout dans le monde, la soucoupe a décidé de fouiller dans ses archives et d’en exhumer les avis, réactions et analyses de ses auteurs à propos de l’iPad. Avec un même message: si l’objet est fascinant et innovant, le chemin vers la révolution annoncée est encore long et plein d’embûches.

Dès l’annonce de son lancement, on attendait – peut-être à tort – un produit fondamentalement nouveau et révolutionnaire. Sauf que…

L’iPad est le chainon manquant entre l’iPhone et le MacBook. Regardez bien la robe de la bête et son OS : tout est un subtil mélange des deux mondes. En fait, c’est un MacBook Air tactile sans clavier, utilisant l’iPhone OS et s’étant acoquiné avec un cadre photo Parrot. Un peu expéditif, mais quand vous y réfléchissez… En fait l’iPad se positionne entre l’iPod et l’Apple TV : un exceptionnel lecteur de contenus visuels (comme l’iPod) avec une logique de catalogue comme dans la set-top box de la Pomme, le tout ne pouvant se passer d’un ordinateur. Le cordon ombilical n’a pas encore été coupé. Raté. Ou pas, justement, c’est peut-être là une clé de lecture intéressante sur l’usage de ces tablettes, une sorte d’hybride fermé pouvant vivre seul mais pouvant aussi se relier à un monde “ouvert”, celui de l’informatique traditionnelle.

[...]

En fait, il ne devait pas y avoir de surprise. Logiquement, l’iPad est ce qu’elle devait être : le meilleur de tout ce qui a bien marqué pour la Pomme ces dernières années. Un modèle économique éprouvé (les Stores), un design simple et raffiné (aluminium, plastique laqué, courbes biseautées), du tactile du bout des doigts, une suite logicielle made in Cupertino. Aucune surprise. Et pour cause donc ! La figure de style était tellement casse-gueule qu’il fallait au contraire bétonner le concepts et capitaliser sur les 75 millions de personnes qui ont eu un iPhone ou un iPod Touch dans les mains.

D’où l’iPad. Et notre déception de geek qui attendait de St Steve la révélation ultime : pas de multitâche, pas de caméra, pas de micro, pas d’USB, pas de lecteur SD, un écran 4/3 (idéal pour la HD voyons !), pas de sortie video HDMI… Et une interface pompée sur l’iPhone avec un soupçon de MacOS pour la forme. Pas Peu de nouvelles gestures, ou d’interface 3D avec capteurs sensitifs comme les brevets d’Apple pouvaient nous le faire croire.

Damien Douani

Les patrons de presse ont immédiatement vu dans la tablette le salut tant attendu qui allait leur permettre de monétiser leur contenu en ligne. On en a même entendu dire que le cauchemar du net était passé et qu’on allait pouvoir faire comme avant. On peut s’amuser de cet enthousiasme naïf…

Apple a annoncé l’iPad et la presse s’est mise à rêver pour elle-même des modèles économiques de l’App Store. On pourra revendre des pages web comme on vendait jadis des journaux. On va pouvoir faire de l’Internet payant, ajouter de la valeur à nos rédactions, à tous ces fainéants qui composent nos rédactions. On va les appeler journalistes globaux. On les payera au papier et ce papier on le poussera sur tous les médias payants. One fits for all. Qu’importe si l’info qu’on relaie est strictement la même que celle du voisin branché lui aussi sur l’AFP, qu’importe si, de fait, de journal d’opinion on est surtout devenu une entreprise avec un comptable et des comptes de résultats, des familles et des bouches à nourrir.

L’App Store appliqué à la presse serait la panacée. Le Graal. Comme les copains des maisons de disques, on n’aura pas à se poser la question de notre valeur ajoutée, de notre mode de fonctionnement, de notre utilité ou du rôle de notre métier dans un monde qui va généralement plus vite que notre structure à l’ancienne. L’information va redevenir payante, youpiiiii les gens seront prêts à acheter le bousin et nous à repartir comme en 40 euh non, comme en 45. Restera juste à fustiger un peu ces cons de blogueurs et prédire leur mort annoncée. Ils l’ont déjà fait ?

Emgenius

Quelques privilégiés ont pu avoir la tablette entre les mains dès sa sortie. Il ne leur a pas fallu longtemps pour se rendre compte que si l’iPad est indubitablement un objet passionnant, il n’en est pas nécessairement la “planche de salut” de la presse en ligne.

Premier constat, après de nombreuses heures de prise en main : l’iPad ne va pas sauver la presse écrite.

L’idée que la sortie d’un e-book allait brutalement changer les usages, c’est-à-dire faire oublier aux lecteurs quinze ans de navigation libre sur le web pour revenir au format traditionnel du magazine dans le même environnement fermé que jadis, était évidemment naïve.

Benoît Raphaël

Et les auteurs de la soucoupe de souligner les innovations nécessaires pour accompagner le lancement de ce nouvel outil:

C’est clair, “Wired” montre la voie au reste de la presse ! Il n’y a plus qu’à… Sans tomber dans l’excès et voir dans l’iPad LA solution miraculeuse à tous les maux qui se sont abattus sur la presse comme les dix plaies d’Egypte, cette fameuse tablette est une opportunité sans précédent de construire enfin un modèle “online” économique viable. Pour ce faire, journaux et magazines devront passer sous les fourches caudines d’Apple qui prélèvera sa dîme sur chaque édition téléchargée sur l’iPad : sans doute dix à vingt centimes pour un numéro vendu, mettons 99 centimes d’euros. La firme à la pomme ne va évidemment pas se priver de répliquer le modèle “win-win” qu’elle a imposée à l’industrie du disque avec son magasin iTunes.

De toute façon, la presse qui voit aujourd’hui ses ventes papier et ses recettes publicitaires fondre comme neige au soleil n’a pas vraiment le choix. Car le lecteur du XXIème siècle sera numérique. Ou ne sera pas. Et malgré la culture “open bar” qui s’est imposée sur internet dans les années 2000, il est sans doute prêt à payer pour l’info si son journal lui en donne plus pour son argent. C’est clair : les journaux doivent expérimenter dès à présent de nouvelles formes d’”hyper-journalisme” adaptées aux nouveaux terminaux à écran tactile en proposant des contenus imbriquant étroitement articles soignés, infographies et illustrations animées, son et vidéo… Ils doivent surtout investir massivement dans le développement d’applications dédiées à l’iPad mais aussi à tous les écrans que la technologie mettra demain à la disposition du consommateur. Savez-vous combien a coûté la nouvelle imprimerie ultra-moderne du “Figaro” à Tremblay ? 70 millions d’euros ! A ce prix là, on peut en faire quelques uns des journaux 2.0.

J.-C. Feraud

Reste maintenant aux éditeurs et producteurs de contenus (journaux, magazines, livres, films..) à s’adapter et à profiter de ce nouveau mode d’accès. S’adapter ne voulant pas dire, refaire l’erreur des années 90 sur le web 1.0, c’est- à-dire injecter, sans modification, leurs contenus existants dans l’iPad…

A cette condition (une nouvelle valeur ajoutée adaptée), la tablette pourra remettre du payant dans le numérique, notamment en raison de la mobilité. Grâce à beaucoup de contextualisation et d’enrichissement de la lecture, du visionnage, de la documentation…

Aux producteurs d’inventer les contenus de demain et les liens entre ces contenus et les réseaux sociaux. D’ores et déjà, le New York Times, déjà présent sur l’iPad, a indiqué avoir créé un département spécial dédié aux applications « readers ».

Les magazines, pour qui le design et le confort de lecture sont clé pour attirer les lecteurs, vont devoir travailler dur.

Restera encore à voir, bien sûr, les conditions d’accès données par Apple aux lecteurs et la clé de répartition des revenus. Car on sait comment iTunes a déjà déstabilisé la musique et fait d’Apple le 1er distributeur mondial.

En tous cas, Apple a signalé qu’il entendait désormais jouer un rôle de premier plan dans l’éducation, l’édition (iBooks) qu’il risque aussi de complètement bouleverser.

Eric Scherer

Les médias traditionnels, presse papier et audiovisuel, qui s’empresseront de pousser leur contenu tel quel sur l’iPad seront fort déçus. Le packaging devra être revu sous peine de non-recevoir de la part des usagers. Une interface agréable, comme pour les magazines. C’est que les gens achèteront. Le contenu brut, sans valeur ajoutée, porté tel quel sur l’iPad, comme le contenu qui l’a été jadis sur le web, n’aura pas de valeur.

Ce qui aura de la valeur, comme le suggère Benoît Raphaël, c’est l’hyperconnectivité, les réseaux sociaux et l’interconnexion des datas.

Martin Lessard

De vous à nous, la nouvelle version de la soucoupe accueille désormais plus de visiteurs sur iPad que sous iPhone. Mode passagère ou conséquence logique d’un choix d’interface, de design et d’ergonomie ?

Comme on est un peu claustro sur OWNI, plutôt qu’une application iPad, c’est un site entier que l’on a imaginé vous proposer. Après tout, la navigation sur cet iPhone géant n’est-elle pas plus agréable directement sur les sites Internet ? On vous le confie ici : on n’est peu tenté par un retour au CD-Rom à la soucoupe, alors on tatonne, on tente d’innover, mais à notre façon, en open-source et en CC, en artisans de l’intérêt public. En toute sincérité, nous nous sommes dit que ce bon vieil Internet-là n’était pas tout à fait mort. Pire, il bouge encore.

Naviguez, naviguons, surfons. Un jour disent-ils, Internet ne sera plus – il sera partout et tout le temps, dans le meilleur ou le pire des cas – et un autre jour, bien plus proche, le navigateur aura laissé la place à d’autres usages. Ils sont nombreux les gourous à le prédire. Et sans doute à raison. Mais en est-on là ? Et vous ?

Nicolas Voisin

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Crédit Photo Flickr: ntr23.

Vous vous êtes fendus d’un article sur l’iPad dans la soucoupe et on vous a oublié ? Faites-nous signe en commentaire /-) !

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Owni aussi fête les 40 ans de Sesame Street http://owni.fr/2009/11/07/owni-aussi-fete-les-40-ans-de-sesame-street/ http://owni.fr/2009/11/07/owni-aussi-fete-les-40-ans-de-sesame-street/#comments Sat, 07 Nov 2009 18:14:19 +0000 Guillaume Ledit http://owni.fr/?p=5301

Cliquer ici pour voir la vidéo.


Cela fait quelques jours que la page d’accueil de Google célèbre les 40 ans de Kermit et sa bande.

Les marionnettes sévissent en effet sur les écrans anglais depuis 1969 avec pour ambition de faire apprendre aux enfants de manière ludique et créative.

Dans cette vidéo, des aliens gangsta-rappers débarquent sur Sesame Street, ce qui n’a pas manqué d’attirer notre attention: des aaaliens, une soucoupe, ça ne pouvait que nous plaire :-)

D’autant plus qu’il s’agit d’un mash-up entre des images de Sesame-Street et le morceau Ante Up, de MOP, et qu’ici, on aime bien les mash-ups.

Trouvé sur twitter via @jordanricker

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Ils sont parmi nous ! http://owni.fr/2009/11/02/ils-sont-parmi-nous/ http://owni.fr/2009/11/02/ils-sont-parmi-nous/#comments Mon, 02 Nov 2009 10:47:24 +0000 Admin http://owni.fr/?p=5091 Non, il ne s’agit pas ici d’aaaliens ou encore des occupants de la soucoupe, mais plus simplement de nos concitoyens parisiens. Le blog vie de parisiens se propose d’analyser avec cynisme et humour leur comportement souvent étrange >

Insultant sans raison, dénigrant à tout propos, bousculant sans raison, courant à bride abattue un dimanche … Ils sont parmi nous.

Des trottoirs roulants de Châtelet-Les Halles aux allées des grands magasins de Haussman, en passant par les secrets d’alcôves des écoles, tout sera révélé sur Eux …

> Découvrez la suite de cet article et l’univers atypique de ce blog sur viedeparisiens.owni.fr

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Pimp my soucoupe #1 : mais qui est le designer du vaisseau ? http://owni.fr/2009/09/17/pimp-my-soucoupe-mais-qui-est-le-designer-design-illustration-web/ http://owni.fr/2009/09/17/pimp-my-soucoupe-mais-qui-est-le-designer-design-illustration-web/#comments Thu, 17 Sep 2009 09:30:58 +0000 Admin http://owni.fr/?p=3698 Dans le cadre d’une série de présentation de ce(ux) qui se trame(nt) derrière la soucoupe, voici venir Loguy, le designer.
loguy

Il s’agit du talentueux monsieur qui a réalisé les images de header et de footer qui donnent son identité à la soucoupe. Adepte de l’illustration vectorielle, il met son talent au service de plusieurs projets, dans un univers toujours décalé. Utilisant souvent les fameux Batonboys (que l’on retrouve sur Owni) à qui il fait subir tout un tas d’horreurs, il leur a consacré un site dédié.

Son travail a d’ailleurs été remarqué par la communauté la plus hype de l’univers du graphisme et du design, behance :  n’hésitez pas à voter pour lui !

Il se chuchote dans les milieux autorisés qu’il préparerait une illustration hors-normes inspirée par Hadopi, stay tuned pour  plus d’informations.

En attendant, vous pouvez retrouver son univers sur http://loguy.com.


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